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Cinéma - Page 40

  • Trembler (de peur) devant un frigo

    Concédons-le tout de suite : Gone Girl de David Fincher, sorti en 2014, est l'un des meilleurs thrillers de ces dix dernières années. Une femme disparaît mystérieusement et un mari se retrouve sous le feu des projecteurs. Il apparaît que dans cette société américaine traditionnelle, le couple parfait cachait des secrets peu avouable. L'Œil du frigo se penche sur une scène d'intérieur - avec un frigo plutôt bavard. La demeure familiale, et en particulier la cuisine du couple formé par Ben Affleck et Rosamund Pike, devient un lieu bien plus inquiétant et éloquent que prévu. Attention : spoiler !

    Nous voilà dans un film complexe, avec une femme machiavélique qui veut faire payer à son mari son indifférence et ses escapades extraconjugales. Elle a trouvé un principe simple, elle disparaît et laisse suffisamment d'indices pour faire accuser son mari de l'avoir tuée.

    Dans cette séquence, le mari ouvre enfin les yeux , sur le frigo, on voit tout de suite ce qui cloche.Sa femme un brin fêlée met toutes ses victuailles dans des Tupperwares avec des étiquettes dessus, lui l'homme infidèle mange dans un pot rond sans étiquette. C'est la nourriture de base de l'homme basique, ultra basique, qui ne range pas sa nourriture dans plus de neuf tupperware. Évidemment rien ne dépasse dans le frigo, seul un pot rond dénote au milieu des rectangles.

    Alors je me pose la question suivante : un homme qui voit sa femme emprisonner la nourriture dans des boites carrées a-t-il la présence d'esprit de s'inquiéter, voire de se questionner? J'en connais qui vont se lever et aller compter le nombre de Tupperwares dans leur frigo histoire de voir s'ils sont bien dans la normalité. Ça va faire froid dans le dos ! Il Aurait il dû se méfier? Il n'a jamais lu L’œil du frigo, sinon il y aurait eu un déclic dans son cerveau, une inquiétude, du sixième sens et il aurait détalé avec son infidélité sous le bras.

    David Fincher aime les frigos : il y en a presque dans tous ses films, ils indiquent souvent ce petit décalage discret entre la normalité et la folie... même furieuse. Le frigo, comme reflets froids de nos travers les plus pathologiques : il fallait l'inventer. Cela montre à quel point ce blog est utile, justifié et tellement indispensable. Dans histoire du cinéma , L’œil du frigo se battra pour faire admettre l'importance incontournable du frigo dans les films d'auteurs, peut être même créer un statut de droit d'auteur des frigos associés. J'y travaille.

    En attendant inspectez sérieusement les frigos de vos compagnes ou de vos futurs compagnes et si un frisson vous parcourt le dos , ne pensez pas immédiatement que c'est le fréon qui fait son effet. Faites confiance à votre sixième sens frigoristique.

    ODF

    Gone Girl, thriller de David Fincher
    avec Ben Affleck et Rosamund Pike
    États-Unis, 2014, 149 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Gone Girl dans L’œil du frigo"

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  • Un seul être vous manque et votre frigo est dépeuplé

    L'Œil du frigo s'intéresse cette semaine à la célibataire la plus célèbre du monde : Bridget Jones. Oui, il y a moyen de disserter sur le réfrigérateur pour une femme autour de qui se joue des problématiques comme la solitude, la frustration et la recherche de l'amour. Sans oublier ce havre de paix et de réconfort qu'est son appartement... et sa cuisine. Et au centre de sa cuisine, il y a le sempiternel réfrigérateur. 

    Aujourd'hui, nous allons du côté de Bridget Jones. Je ne présente plus ce film sur la plus célèbre célibataire du grand écran. Le premier épisode est absolument divin. Certes, Bridget est miss naïve, miss oie blanche, mais sa vie est aussi vide que son frigo. Son frigo: parlons-en. Non pas que je sois absolument phénoménal pour parler du vide, quoique, avec quelques notions de physique, je devrais y parvenir, mais surtout parce que vide c'est vide !

    Oui, je sais : on sait très bien que vide ce n'est pas tout à fait vide à partir du moment où il y un matériel qui entoure le vide. Mais quand même : là, on touche le vide sidéral. La représentation unique du vide lorsqu'on se fait larguer comme Bridget. Elle est au bord du gouffre et se demande s'il ne vaut pas mieux se faire dévorer par les chiens... Le grand vide lorsqu'on se prend ce genre de claque ressemble au frigo de Bridget, même si on a mis des photos moches dessus.

    Ceux qui lisent depuis le début se disent : "Il n'a pas vu qu'il y avait un fromage dans le frigo, ce qui rend le vide plus sympathique (vous savez sans doute que les parois du frigo sont faites de vide pour conserver le froid à l'intérieur), bien qu'entouré de vide." Je m'y perd un peu, peut-on être entouré de vide ? Bon sujet de philosophie au bac. Je reprends : Bridget a un frigo vide avec un fromage moisi dedans. Vous voyez ? Je l'ai vu ! je n'ai pas le regard si vide...

    Depuis que j'ai commencé ces rubriques sur le frigo dans le cinéma je n'ai jamais vu un frigo si vide, ou alors dans le futur. Car même si parfois il est vide, la porte est remplie, histoire de dire qu'on se nourrit derrière une porte... Ici le message est clair : c'est vide et le fromage est moisi. Ce qui veut dire qu'elle va en baver... Elle va devoir d'abord nettoyer le moisi qui a pris naissance dans le frigo et s'envoyer le fromage avec des céréales ou autre saloperies.

    Bridget l'a bien cherché quand même! Car laisser son frigo vide à ce point, voire moisir à ce point c'est jouer avec le feu. Je dirai même que c'est prémonitoire. Si elle avait ouvert le frigo le matin même, elle aurait dû se douter qu'il allait lui arriver quelque chose de grave entraînant un grand vide (Pour paraphraser Lamartine : "Un seul être vous manque et votre frigo est dépeuplé"). Elle aurait dû réagir, se faire livrer des courses et tout serait rentré dans l'ordre. Bon je sais il n'y a pas grand monde qui connait le langage des frigos mais ces derniers gagnent à être connus.

    Alors surveillez votre frigo, il vous donnera j'en suis sur plus d'indications sur votre vie que madame Irma.

    ODF

    Le Journal de Bridget Jones, comédie de Sharon Maguire
    avec Renée Zellweger, Hugh Grant et Colin Firth
    Grande-Bretagne, États-Unis et France, 2001, 97 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Bridget Jones"

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  • Adieu, Kirk Douglas...

  • Dans le futur, les frigos sont toujours immondes, vides, moisis et froids

    Place pour cette chronique de L'Œil du frigo à un très grand film de science-fiction de Steven Spielberg. Minority Report nous montre un Tom Cruise face à un frigo inquiétant et glaçant, comme du reste tous les frigos dans les films futuristes. D'où le titre de cette chronique.

    Bonjour à tous ceux qui suivent cette chronique existentielle. Je sais : il faut parfois du courage pour aller jusqu'au bout de ses idées, voire de ses lectures débiles, et le courage est une denrée rare de nos jours. Mais pas dans le futur de Steven Spielberg, où son film dystopique place son héros, le beau Tom Cruise, dans une situation plus que courageuse. Imaginez ce qu'il est obligé de faire : se faire remplacer les yeux (non, je ne vous dirai pas pourquoi), zoner dans un appartement pourri avec comme seule compagnie un frigo et.... un écran plan. Ça c'est pour le supplice, surtout quand on a les yeux bandés. Cela laisse pantois, non ? Évidemment, tout le monde pense qu'il va se ruer dans le frigo, ce bel animal de compagnie : et il le fait… Il ouvre cette magnifique porte et va tâtonner sur de la nourriture, bonne, blanche, appétissante, végan… Il y est presque… Puis, un étage au-dessus, elle devient verte, puis immonde. J 'ai même eu peur de mettre cette séquence en plein écran tellement cela avait l'air hideux. Et là, on comprend ce que veux nous dire Spielberg : non pas que le frigo est sale – il y a des lieux bien plus sales – ni qu'on ne fricote pas avec un frigo moisi dans le futur. Non, vous n'y êtes pas du tout : Spielberg met à sa façon en image la loi de Murphy: "Dans un frigo, ce dont vous avez besoin tous les jours migre systématiquement vers le fond" ou encore : "S'il existe au moins deux façons de faire quelque chose et qu'au moins l'une de ces façons peut entraîner une catastrophe, il se trouvera forcément quelqu'un quelque part pour emprunter cette voie." Et là, on y est en plein. Regardez encore la scène et vous comprendrez. Forcément, à la fin ça nous fait un peu gerber… À ce stade, on peut dire que le héros a pris tous les risques. Il a viré ses yeux. Il mange du moisi vert et dégoûtant. S'enfile un liquide dans un bidon. On sait sans nul doute qu'il va réussir parce qu'après avoir passé toutes ces épreuves, que lui reste-t-il à vivre de pire ? Et si vous ne me croyez pas, laissez moisir un club dans votre frigo, bandez vous les yeux, prenez votre petit courage à deux mains et mangez un morceau : après ça, vous pourrez affronter le monde, voire la galaxie. Encore une fois, l'épreuve du frigo est capitale pour ce film. Je remarque quand même que dans le futur, les frigos sont toujours immondes, vides, moisis et froids… (Cf. Le Cinquième Élément) enfin pour un frigo, froid c'est un pléonasme.

    ODF

    Minority Report, science-fiction de Steven Spielberg
    avec Tom Cruise, Colin Farrell, Max von Sydow et Samantha Morton
    États-Unis, 2002, 145 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Minority Report"

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  • Le Capitole de Suresnes revient faire son cinéma en musique

    Le Festival du Film Musical revient faire son cinéma au Capitole de Suresnes, du 28 janvier au 2 février 2020. L’objectif ? Faire redécouvrir grands classiques et films cultes, et partager toute la diversité d’un genre à travers une programmation éclectique : animations, conférences, karaoké et même avant-première ponctueront une programmation qui a choisi de mettre en avant le film musical dans tous ses états.

    Après le succès de la première édition qui avait rassemblé plus de 1000 spectateurs, le Festival du Film Musical de Suresnes propose de découvrir ou redécouvrir toute la diversité d’un genre qui va de la comédie musicale américaine (Un Américain à Paris, projeté le 30 janvier) au Bollywood (Bajirao Mastani, le 31 janvier), en passant par le dessin animé (Les Aristochats, le 29 janvier) ou le biopic.

    La soirée d’ouverture du festival sera dédiée justement à la projection en avant-première d’un biopic : celui consacré à Judy Garland. Judy de Rupert Goold est porté par Renée Zellweger, récompensée d’un Golden Globe pour son interprétation d’une femme fatiguée par une vie consacrée aux projecteurs et au tourbillon hollywoodien. Elle est reconnue notamment pour son interprétation de Dorothy dans l’un des grands classiques américains : Le Magicien d’Oz. Le festival dde Suresnes rendra hommage à cette grande actrice en diffusant ce chef d’œuvre du cinéma musical le dimanche 2 février, en clôture du festival.

    Des contrées merveilleuses

    Si le film musical nous mène vers des contrées merveilleuses, il peut puiser son inspiration dans la réalité : en se réappropriant des morceaux populaires comme ceux de Mamma Mia !, ou en mettant en scène l’histoire de musiciens, à l’image de A Hard Day’s Night, interprété par les Beatles eux-mêmes. Dans cette comédie déjantée, les membres du groupe jouent leur propre rôle. Une course folle est engagée, sous le regard de la caméra de Richard Lester, pour retrouver Paul McCartney et son grand-père avant une représentation télévisée. Diffusé samedi 1er février, le film sera introduit par Pierre Espourteille, spécialiste des Fab Four. Pour l’occasion, le conférencier révélera une multitude d’anecdotes et  de secrets sur l’un des quatuors les plus célèbres de l’histoire de le musique.

    De nombreux rendez-vous sont prévus pour les spectateurs afin de célébrer le cinéma musical : soirée karaoké lors de la projection de Mamma Mia ! de Phyllida Lloyd, atelier d’éveil musical pour les enfants de deux à quatre ans, suivi du film Le Criquet de Zdenek Miler ou buffet indien durant l’entracte de Bajirao Mastani de Sanjay Leela Bhansali...

    Des pavés parisiens des années 1910 dans Les Aristochats, au parquet de danse de Dirty Dancing, en passant par la petite église de Los Angeles où fut tourné Amazing Grace, documentaire sur l’enregistrement de l’album du même nom d’Aretha Franklin, c’est un voyage unique à travers l’espace-temps du cinéma musical qui est proposé.
    Rendez-vous à Suresnes à partir du 28 janvier pour aller se faire quelques bonnes toiles, en musique bien sûr.

    Festival du Film Musical de Suresnes
    Le Capitole, 3 rue Ledru-Rollin, Suresnes
    Du mardi 28 janvier au dimanche 2 février 2020
    http://cinema-lecapitole.com

    Voir aussi : "Du vin, des arts et de la fête"

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  • Un frigo à vous glacer le sang

    Vous connaissez le thriller J'ai rencontré le Diable ? Jusqu'ici, pas nous. Mais L'Œil du frigo nous fait découvrir ce film sud-coréen grâce à une scène de frigo, à vous glacer le sang. 

    Voici un film froid et noir comme son titre l'indique. C'est un film coréen qui descend au fond de la plus pure bestialité, pour ne pas parler d'immondicité. Un sérial-killer tue la fiancée d'un espion qui va se venger en faisant souffrir le serial-killer par petits morceaux et grosses tortures. Lorsque ce dernier est hébergé par un ami serial-killer cannibale comme lui (eh oui même les serial-killers ont leur réseaux sociaux et leur Airbnb...), l'hôte lui cherche le meilleur morceau pour un dîner de chef.

    Tout naturellement il se dirige vers son frigo, sa chambre froide, mais il s'aperçoit qu'il n'y a plus d'intestins. Il est vrai que l'intestin grillé est un met extraordinaire. Mais voilà : un frigo mal achalandé nous fait souvent changer de recette, à moins d'aller faire des courses si on tient vraiment à notre dîner... Je ne vous dirai pas ce qui se passe par la suite : changera-t-il d'avis, et d'envie ? Va-t-il faire des courses? A vous de voir, en ces lendemains de fêtes si vous avez envie de découvrir la suite.

    Le frigo, toujours là dans les grands moments de l'humanité, voire de l'humanité déshumanisée, nous livre quelques morceaux de corps humain parfaitement sectionnés, découpés et rangés au frais pour servir un chef cuistot très organisé. Bien évidement le lieu est glauque, il n'y a pas d'apologie de la découpe humaine. Nos amis syndicalistes, représentants des frigos, n'auraient pas voulu associer cette séquence à des frigos tout fringants et ultra-connectés qui auraient indiqué sur le smartphone dudit cuistot : "Il n'y a plus d'intestin. Veuillez en trouver." Non : les frigos sont les amis des hommes. Ils ont leur dignité : ils participent avec de vieilles chambres froides, glauques et grises, à l'éclairage au néon... A noter que dans ce genre de frigo, il n'y a rien d'autre. Pas de ketchup, pas de moutarde : rien que des morceaux de corps entassés, à destination de quelques assiettes.

    Bon, j'ai poussé le vice à compter ce qu'il y avait dans le frigo : pour une fois qu'on a une belle vue... Huit avant-bras, deux jambes, un tronc sans tête... peut être d'autres choses mais elles sont dissimulées. De quoi tenir un moment sans faire les courses, sauf si on a déjà mangé tous les intestins... Les gourmands ! ;). Si vous allez chez des amis qui possèdent ce genre de chambre froide - parce que c'est très à la mode ce côté industriel dans une cuisine -, assurez vous que le frigo est correctement humanisé et non déshumanisé. Sinon, je ne donne pas cher de votre repas Vous pouvez vous même vous retrouver dans un frigo !

    Âmes sensibles s’abstenir évidemment, mais cette vengeance aux petits oignons reste un régal.

    J'ai rencontré le Diable, thriller de Kim Jee-woon
    avec Lee Byung-hun, Choi Min-sik, Chun Ho-jin et Chun Kook-haun
    Corée du Sud, 2010, 141 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "J'ai rencontré le diable frigo"

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  • Héroïque frigo !

    Alors que Jumanji Next Level vient de sortir, L’‎Œil du frigo propose de revenir sur le tout premier Jumanji, dont les effets spéciaux comme l'histoire avaient époustouflé les spectateurs de 1995. Focus sur une scène qui a pour protagonistes des singes et, bien entendu, un réfrigérateur proprement héroïque

    Nous voici dans l'excellent Jumanji dont la folie n'a d'égal que son frigo. Une dinguerie de gamins qui finit en cauchemar. Un film absolument formidable avec des singes qui sont montés sur piles nucléaires. Ici, nous sommes au début du jeu et les singes viennent d’apparaître. Ils prennent possession de la cuisine ce qui n'est pas sans nous rappeler une certaine scène chez les Gremlins. Évidemment, ils s'en prennent au frigo, ouvert, pillé, vidé et qui résiste à cette déferlante de folie. Il faut dire qu'on a affaire à un frigo extraordinaire, rien à voir avec les frigos du XXIeme siècle dont l'obsolescence programmée est visible à l'oeil nu. Ici on a affaire à un meuble frigo, peut être même une pièce de musée. Regardez cette porte, comme elle est découpée, tout est moulé et creusé dans le meuble. Cela rassemble à une sculpture art-déco qui se pose comme le seul rempart face à la horde des singes.

    Même si nous sommes un brin au pays des songes, ces singes nous réveillent de façon la plus tendre qui soit. Pour le frigo, on peut remarquer qu'aucun des singes ne se goinfre dans cet antre de la nourriture. Non : là, ils sont en mode destruction totale, comme si vous aviez laissé un bande d'ados hystériques dans la cuisine et que vous aviez fermé la porte. Bien qu'offert à ses agresseurs, le frigo symbolise toute la puissance de la famille, celle qui va dans tout le film se mettre en travers de ce jeu cauchemardesque.

    La porte, comme le frigo, sont bien achalandés et les rangements d'un grande précision. On est loin de nos quelques étagères modulables qui nous posent toujours des problèmes pour ranger nos bouteilles. On pourrait presque dire que nous avons affaire à un frigo de luxe avec son pied devant l'ouverture de la porte pour ceux qui "trop petits" ne pourraient pas atteindre le dessus du frigo , un endroit qui comme on le sait reste souvent inaccessible aux petits. Ici c'est simple, ouvrez le frigo, montez sur la petite marche, gagnez dix centimètres et vous accéderez avec facilité sur cette plateforme au dessus du frigo tellement utile dans une cuisine. J'encourage tous ceux qui n'ont encore rien mis au dessus de leur frigo à aller se mesurer : vous aurez peut être une réponse claire à vos questions de rangement aérien.

    Jumanji, comédie fantastique de Joe Johnston
    avec Robin Williams, Bradley Pierce, Kirsten Dunst, Jonathan Hyde et Bonnie Hunt
    Etats-Unis, 1995, 104 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Jumanji frigo"

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  • Revivre l’affaire Dreyfus

    Le lundi 6 janvier 2020 l’Alticiné de Montargis et l’association des Cramés de la bobine proposeront une soirée exceptionnelle autour du film de Roman Polanski, J’accuse, sorti le 13 novembre 2019, multi primé (Lion d’argent - Grand Prix du jury à la Mostra de Venise).

    Charles Dreyfus, petit-fils du capitaine juif victime fin 1894 d’un mensonge et d’une machination militaristes, nationalistes et antisémites, viendra parler de son aïeul. Il sera question de la souffrance d’Alfred Dreyfus, des souvenirs familiaux, mais aussi de la raison d’État, de l’autorité de la chose jugée et du combat remporté le 12 juillet 1906, 12 ans après le déclenchement de l’affaire.

    Pendant les 12 années qu’elle dura, l’Affaire Dreyfus déchira la France, provoquant un véritable séisme dans le monde entier. Dans cet immense scandale, le plus grand sans doute de la fin du XIXème siècle, se mêlent erreur judiciaire, déni de justice et antisémitisme. Le film de Polanski est raconté du point de vue du Colonel Picquart qui, une fois nommé à la tête du contre-espionnage, va découvrir que les preuves contre le Capitaine Alfred Dreyfus avaient été fabriquées. À partir de cet instant, et au péril de sa carrière puis de sa vie, il n’aura de cesse d’identifier les vrais coupables et de réhabiliter Alfred Dreyfus.

    Alain Pagès, professeur émérite à la Sorbonne et codirecteur du centre d’étude sur Zola et le naturalisme, présentera à Alticiné à 18 heures, une conférence sur le traitement de l’Affaire Dreyfus au cinéma depuis Méliès et le roman de Robert Harris, centré sur le rôle révélateur du lieutenant-colonel Picquart, que le cinéaste Polanski et l’auteur britannique ont adapté pour le scénario de J’accuse. À 19 heures 30, l’Alticiné offrira un cocktail avant la soirée-débat prévue à 20 heures 15.

    Soirée spéciale J’accuse, film et conférence, Cinéma Alticiné, Montargis
    Lundi 6 janvier 2020 à partir de 18 heures, suivie de la projection du film de Polanski
    Présenté par Claude Sabatier en présence de Charles Dreyfus
    Les Cramés de la Bobine

    Voir aussi : "Un héros ordinaire"
    "Zola, le journaliste politique"

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