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Cinéma - Page 51

  • Frigo alcoolisé

    Cette semaine, Bla Bla Blog propose la dernière chronique en date de L'Œil du frigo. Au menu, Leaving Las Vegas, avec l'innénarable Nicolas Cage et son frigo particulièrement achalandé en boissons alcoolisées.

    Alors voici un passage de frigo comme je les aime. Dans le subtil film de Mike Figgis, il n'y a que trois personnages : Ben (Nicolas cage), Sera (Elisabeth Sue) et l'alcool (vodka, téquila, whiskys, rhum...). Le dernier personnage étant le plus difficile à cerner tant il prend des pseudos différents tout au long du film. Mais quelle présence à l'écran !

    La scène du frigo du grand Nicolas Cage est fabuleuse. Il est tellement en manque que les spasmes le clouent dans son canapé. Début d'une longue descente aux enfers. Alors qu'il ne peut réfréner la souffrance de son corps et il rampe vers le frigo. Regarder par où il passe, il entre par dessous le cadre pour atteindre la porte des victuailles. C'est suffisamment rare cette approche frigoristique qu'il faut le souligner.

    On aurait pu imaginer qu'il se fasse un sandwich histoire de reprendre un peu des forces, mais non là il sort un vieux bidon de jus d'orange et un bonne téquila tenue au frais : il paraît que ça passe mieux au fond du gosier. Le manque, le manque, le manque dirige ses gestes et ses tremblements. Il n'est illuminé que par la petite loupiote du frigo. Mike Figgis éteint et rallume la lumière comme si on ouvrait et fermait la porte du frigo. C'est hypnotique. Ben est blafard, agonisant, il tête son bidon à la recherche de l’oxygène avec pour seul témoin un frigo qui lui tend les mains. Il n'y pas plus désœuvrée comme scène. Rien de romantique, pas de lueur d'espoir. Croyez-moi : si on se trouve agonisant devant la porte de son frigo c'est qu'on a touché le fond, n'essayez même pas.

    C'est le fond de Ben de dépasser le fond. Sa démonstration est grandiose. Mike Figgis le sait en plaçant cette scène. Il indique qu'il n'y aura pas de retour en arrière malgré les appels à la vie de la belle Sera, une sirène qui l'appelle avec l’écho de la sensualité. Ben est ailleurs.

    Pourtant il faut signaler qu'il y a du pain de mie et quelques pâtes à tartiner dans ce frigo. Mais la vodka l'emporte sur tout. C'est sans doute une exploration du terme "boire comme un trou". Ben s'y engouffre et s'en va vomir sa vie.

    Un magnifique film, sans doute à ne pas regarder en ces temps de confinement : "Le désespoir est dans le frigo". Je vous laisse deviner la fin.

    ODF

    Leaving Las Vegas, drame de Mike Figgis
    avec Nicolas Cage et Elisabeth Shue
    États-Unis, 1995, 115 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Leaving Las Vegas Frigo"

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  • Le festival de Cannes annulé cette année mais tout de même en ligne

    En cette période de Grand Confinement et d’annulations généralisations de grand événements, le Festival de Cannes, qui n’aura pas lieu non plus cette année, lancera son Marché du Film Online le lundi 22 juin afin de soutenir les professionnels de l'industrie du cinéma. Il enetnd bien ne pas déserter le terrain : "Nul ne sait ce que le deuxième semestre nous réserve et s’il sera possible d’organiser à nouveau de grands événements de cinéma, dont le Festival de Cannes, en 2020", déclare Thierry Frémaux, délégué général du festival.

    Le Festival de Cannes annonce donc le lancement du Marché du Film Online, un marché en ligne créé dans le but de soutenir l'industrie cinématographique internationale et aider les professionnels. Il aura lieu du 22 au 26 juin 2020.

    Ce nouveau marché en ligne se rapprochera au mieux de l'expérience vécue à Cannes, en favorisant le live et les rencontres en temps réel. Il prendra la forme d'un espace réservé aux professionnels de l'industrie cinématographique auxquels il offrira des Stands virtuels pour les agents de vente, des Ppavillons virtuels pour les institutions, des réunions vidéo et des projections en ligne.

    Des programmes et des conférences seront pour la plupart transposés dans l'espace numérique : Cannes Docs, Cannes Next, Producers Network, Goes to Cannes, Frontières ou Fantastic 7 seront adaptés afin d’offrir à ces communautés - créateurs, producteurs, agents de vente - les mêmes opportunités de rencontre et de présentation de leurs projets. Le Marché du Film Online proposera également des "speed meetings" autour de compositeurs, d’éditeurs de livres ou de producteurs. Cannes XR, programme consacré aux expériences immersives, présentera quant à lui ses projets dans un environnement permettant de visionner les films avec un casque de Réalité Virtuelle.

    Le festival de Cannes entend ainsi répondre au contexte sanitaire difficile à travers un événement en ligne qui ne remplacera évidemment jamais la grande messe cannoise, avec ses tapis rouges, ses projections publiques ou ses soirées mêlant people, fashion et business : "Nous ne remplacerons pas, avec le Marché du Film Online, l’expérience cannoise, mais nous recréons en ligne une partie de son essence en offrant aux professionnels une plateforme efficace et performante pour montrer des films, les acheter, financer des projets, trouver des partenaires. C’est aussi l'expérimentation d’un nouveau modèle de marché qui permettra à des professionnels qui n’avaient pas les moyens ou le temps de venir à Cannes d’y participer” déclare Jérôme Paillard, le directeur délégué du Marché du Film du Festival.

    Le Marché du Film de Cannes 2020 Online, du 22 au 26 juin 2020
    https://www.festival-cannes.com

    Voir aussi :"Imaginarium at home"

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  • Emi primé au Viff

    Coup de projecteur sur un film primé au Festival du Film International de Varèse.

    Arnaud Prochasson a été récompensé dans la catégorie meilleur réalisateur pour son court métrage Emi. Ce réalisateur originaire de Montargis a tourné dans la Venise du Gâtinais cette histoire d’amour et de mort où le désespoir le dispute à la folie. Et pour capter ces moments où tout bascule, il fallait un artiste de la trempe d’Arnaud Prochasson, que le jury du VIFF (Varese International Film Festival) a remarqué.

    Pour ce court-métrage d’un peu moins de quatre minutes, l’histoire se resserre à l’essentiel : Tom est au téléphone avec Emi. Il a décidé de la quitter. Mais au moment où il s’aventure dans une ruelle, l’inattendu survient.

    Ce film est à découvrir sur Vimeo.

    Emi, court métrage d’Arnaud Prochasson, avec Nicolas Buchoux, Jérôme Godgrand, Amélie Ressigeac, Rodrigue Staub et Hassan Benali, France, 2019, 3 mn 39
    https://www.facebook.com/arnaud.prochasson
    https://vimeo.com/368991314/eab362577a

    Voir aussi : "La Louve de Svetlana Trébulle continue son parcours fantastique"

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  • Qui a peur du frigo ?

    "If there's something weird / And it don't look good / Who you gonna call? / Ghostbusters!" : non seulement ces paroles doivent vous dire quelque chose, mais en plus c'est pratiquement sûr que vous aurez cette BO dans la tête pour la journée. Car Ghostbusters (le seul, le vrai, celui de 1984) est mis sur le grill par notre chroniqueur de L'Œil du frigo.  

    L'excellent et cultissime Ghostbuster cachait en son sein un frigo bien particulier. Un film où quatre chercheurs virés de l'université montent une boite de zigouilleurs de fantômes. Un film déjanté du réalisateur Ivan Reitman et surtout des scénaristes perchés - Dan Aykroyd et Harold Ramis. Un film qui a dû prendre corps lors de séances de spiritisme sous LSD. Mais passons cette introduction technique de haute voltige pour nous consacrer à notre ami le frigo qui est toujours là, même dans les grands moments de solitude.

    Dana rentre tranquillement de ses courses, qu'elle range dans sa cuisine. À ce moment, les œufs se mettent à bouillir et à exploser (haut symbole psychanalytique). Personne ne peut imaginer que tout ce chambardement d'oeufs vient du frigo. Un frigo qui grogne, et on appelle Darty direct ! Ici, l'héroïne n'a pas froid aux yeux, parole de frigo ! Elle ouvre la porte dont la petite lumière s'est transformée en projecteur éblouissant et découvre un chien cornu dans son frigo... Remarque importante : il se présente en gargarisant son nom : "ZUUULL..."

    Evidemment comme toute femme légèrement inquiète à qui on roucoule "ZUUULL", il se prend la porte du frigo dans la figure : réflexe féminin bien répertorié dans les archives de Freud au début du siècle dernier...

    Nous ne voyons que la porte de ce frigo. Le reste est déjà habité par ZUUULL. Cette porte m'intrigue, il y a au départ sept pots : des condiments ou sauces en tout genre. Et puis, quand elle referme la porte, il n'y en a plus que cinq. Peut-être que le réalisateur veut nous faire passer un message qui reste mystique: "Si tu vois un ZUUULLL dans ton frigo, prends le temps de te faire quelques cornichons trempés dans la moutarde avant de refermer la porte..."  Compte tenu de la scène, on peut aussi imaginer qu'elle a assaisonné ses oeufs au plat qui cuisent sur son plan de travail, voire qu'elle a vu que les boites étaient périmées et qu'elle en a profité pour les jeter à la poubelle...

    Pour ne pas m'égarer plus que ZUUULLL, ne vous mettez jamais dans un frigo pour surprendre votre belle , vous risqueriez de le regretter, ou alors choisissez bien vos condiments.

    ODF

    S.O.S. Fantômes, comédie fantastique d'Ivan Reitman
    avec Dan Aykroyd, Harold Ramis et Harold Ramis
    États-Unis, 1984, 105 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Ghostbusters Frigo"

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  • La Louve de Svetlana Trébulle continue son parcours fantastique

    Bla Bla Blog a choisi de faire le focus sur un court-métrage, La Louve de Svetlana Trébulle, produit par Studio 313 et distribué par Origine films.

    Pour ce film, la cinéaste a été sélectionné au White Nights Film Festival de Saint-Pétersbourg. Ce n’est pas la première fois. La Louve a également concouru dans pas moins de 10 festivals, décrochant même une deuxième place au Feel The Reel International Film Festival.

    Le court-métrage de Svetlana Trébulle est une revisite à la fois réaliste et fantastique des contes pour enfants. L’histoire ? Victor, un jeune homme solitaire et réservé de 25 ans, est fasciné depuis toujours par l’héroïne d’un conte, La Louve, que lui lisait sa grand-mère quand il était petit. Un jour, il apprend qu’en Russie, plusieurs personnes ont trouvé la mort après avoir été attaquées par un loup. Détail curieux : on aurait aperçu une jeune fille avec l’animal, dans la forêt où le drame s’est produit.

    "C’est un film très personnel. Il parle de la force des contes, de la façon dont on peut parfois se perdre en préférant vivre dans une histoire plutôt que dans le monde réel" dit la réalisatrice dans une interview pour le magazine Perspective (novembre 2018). Elle ajoute ceci : "J’avais aussi envie de retrouver une partie de mon enfance à travers les illustrations de ces contes." C’est nourri des contes de son enfance et de ses traditions que la scénariste et réalisatrice d'origine russe s’est lancée dans l’aventure de La Louve, un court-métrage aux frontières du rêve et de la réalité, au croisement du passé, du présent et du futur.

    Retenez bien son nom : Svetlana Trébulle.

    La Louve, écrit et réalisé par Svetlana Trébulle
    Avec Ulysse Barbry, Natalia Pujszo, Liza Paturel, 23 mn, 2019
    Photographie : Laurent Ronsac
    Production : Nicolas Liberman, Studio 313
    Distribué par Origine films
    https://www.facebook.com/lalouve.lefilm
    https://www.instagram.com/lalouve.lefilm

    Voir aussi : "Dickens ou Poe ?"

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  • Plus belle la vie de confiné

    "Plus belle la vie de confiné !" : tel est le slogan de @creustel, ce compte Instagram qui a fait la joie des confinées et confinés que nous sommes.

    Comment passer le temps lorsque l’on est un cador en création audiovisuelle ? La réponse de Marion Creusvaux et de Julien Pestel tient en un mot : Creustel, leur compte Instagram, contraction de leur nom de famille.

    Le principe ? Des vidéos détournées à base d’extraits de films doublés, en dérapage contrôlé. C’est du grand n’importe quoi, c’est drôle et ça fait passer le temps. Dernière création en date : un détournement sur fond de confinement et de coronavirus de La Famille Addams de Barry Sonnenfeld. Avec un hommage au regretté Christophe.

    Irrésistible.

    Creustel sur Instagram
    @creustel

    Voir aussi : "Jessie, la femme frigo"

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

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  • Jessie, la femme frigo

    Jessie, le personnage du roman éponyme de Stephen King s'apprête à passer un week-end en amoureux avec son mari. Sauf qu'une partie de jambe en l'air finit en tragédie. Notre chroniqueur de L'Œil du frigo ne va pas nous parler de l'intrigue de ce thriller mais d'un frigo au début du film. De quoi se pourlécher les babines.  

    Voici Jessie, femme frigo par excellence, qui se penche sur de la viande et s'en découpe un morceau. Magnifique film tiré d'une nouvelle de Stephen King qui, de façon très abrupte, parle des traumatismes de l'enfance avec toujours cette petite partie de fantastique qui donne une épaisseur au récit.

    Carla Gugino vit une liberté dans sa démarche quand elle est au bord de la mer : on la sent libre, elle vogue au dessus du sable. Dès qu'elle rentre en contact avec le frigo, puis la chair, la viande, rien ne va plus. L'étrange se met en place. Comme si, tant qu'elle est emballée, cette magnifique tranche de bœuf reste inoffensive, mais dès qu'elle la sort du frigo et dès qu'elle la tranche, on sent son rapport au corps se dégrader, se trancher. L'opposition de son alliance et de la viande n'est pas là pour rien. La protection du frigo est essentielle, furtive mais bien présente. Elle ne prend pas la peine de découper la salade, l'ananas ou de se prendre une bière. Non : avec son visage qui se fige juste un instant avant de se saisir de la viande, elle choisit le paquet qui dans l'ensemble de l'histoire résume le film. Une fois de plus, dès son ouverture, le frigo lie les aliments et les protagonistes dans l'histoire que l'on va vivre. Jessie va, elle aussi, se déballer et trancher dans le vif !

    Evidemment je ne vais pas vous raconter tout le film, parce que je sais que vous allez le voir, mais ce frigo du début est un vrai bonheur. Personnellement, je ferai bien rissoler quelques échalotes puis une gousse d'ail écrasée. Ensuite, y ajouter un bon verre de vin et faire réduire le tout. Faire griller les tranches de viande pour qu’elles restent saignantes puis les servir avec cette sauce et un peu de thym par dessus. Ne pas rajouter d'accompagnement : la salade dans le frigo suffira pour que ce goût reste impérial sur le palais. Enfin, finir par un carpaccio d’ananas flambé au cognac. On choisira de manger ce magnifique framboisier pour le goûter. Le seul mauvais goût de ce frigo est la bière. Mais bon c'est l'Amérique : alors forcément...

    Il n'y pas de fioriture dans ce frigo, c'est un frigo de week-end. Juste de la nourriture posée et qui doit être dévorée dans les plus brefs délais. C'est bien pour cela que nous n'avons pas de plan sur la porte du frigo. Rien à faire des condiments : il n'y en a pas. Pas de vieux pot de cornichons entamé, pas de ketchup, pas de moutarde aux quatre saveurs et encore moins de sauce soja périmée.

    Le récit saignant tant pour l'âme que pour le corps est en route. Bon, je vous laisse : j'ai faim.

    ODF

    Jessie, thriller de Mike Flanagan
    avec Carla Gugino et Bruce Greenwood
    États-Unis, 2017, 103 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Jessie Frigo"

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  • Faites attention aux dates de péremption

    Bienvenue demain, Bienvenue à Gattaca : L'Œil du frigo se penche cette semaine encore sur un film de science-fiction. Notre chroniqueur nous explique pourquoi les dates de péremption ne se trouvent pas forcément que dans les aliments stockés dans nos frigos.  

    Nous voici dans GATTACA, un beau thriller eugéniste d'Andrew Nichol. Ou, comment un frigo devient l'allié des tests en tout genre. Notre ami Jude Law est génétiquement parfait et son double, qui se fait passer pour lui, est un "dégénéré" à la génétique imparfaite. Programmé pour mourir à trente ans et deux mois. Mais la volonté change la donne : il veut partir dans la fusée qui l'emmènera dans un autre monde. Déjouer tous les contrôles est difficile surtout quand son double picole et se drogue.

    Ces deux-là vivent ensemble : une colocation autour des frigos remplis d'échantillons en tout genre. Cette scène est très éloquente : de l'urine en sachet, suspendue dans un magnifique frigo du futur. Avec une taille extraordinaire. D'ailleurs, à ce stade, on appelle ça une chambre froide. Et, comme d'habitude dans le futur, les frigos sont vides. La conservation des produits dopants ou pas n'empêche pas d'acheter un petit quelque chose à manger. Ici, les dates de péremption sont importantes comme dans tous les frigos, on n'en parle jamais assez ! Rappelez vous que le héros a déjà dépassé sa date et que forcément il est en sursis pour atteindre son objectif. Les dates sur les sachets rappellent cet état de péremption, d'annulation, ce n'est pas anodin que certains produits d'ailleurs ne soient pas compatibles avec la machine.

    Cela me fait penser, au-delà du futur, que, finalement, le périmé, l'éphémère, remplit nos frigos et nous, en consommant. Nous avons peut-être nous aussi dépassé notre date de péremption et notre frigo nous a mis sous perfusion pour encore quelques décennies (merci, la technologie 2.0 !). Cet appareil est vraiment le meilleur ami de l'homme et du cinéma. Imaginez si vous aviez un frigo avec des produits périmés : vous seriez mal. Vous mangeriez mal et votre date de péremption arriverait bien vite : CQFD. Je comprends mieux pourquoi les frigos du futur sont toujours vides. Aucun risque de mourir trop tôt à cause d'un frigo mal réglé sur les dates.

    Je vous le dis et le redis : l'ADN de l'humanité se trouve dans les frigos qu'elle fabrique pour contenir toute mutation qui rendrait l'homme indépendant du lobbying des frigos... Je vais de ce pas voir quelle est ma date de fin. J'ai bien peur d'être dans le même processus que notre héros et avoir dépassé toutes les dates. Me restera plus qu'à fêter ça avec mon frigo maintenant que je suis pratiquement sûr d'être dans un sursis libérateur!

    un bon film à voir.

    ODF

    Bienvenue à Gattaca, SF de Andrew Niccol
    avec
    Ethan Hawke, Uma Thurman et Jude LawPitt
    États-Unis, 1997, 106 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Gattaca Frigo"

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