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Cinéma - Page 51

  • Le top 10 de Bla Bla Blog pour 2016

    Comme l'an dernier, Bla Bla Blog vous présente le bilan 2016, après 208 articles publiés. Littérature, télévision, cinéma, musiques, expositions, bande dessinée, philosophie ou histoire : quelles ont été les publications les plus populaires et les plus marquantes de cette année ? Le bloggeur vous dit tout, sous forme d'un top 10.

     10  Dans l'enfer du Taj Mahal

    Le seul article consacré au cinéma pour ce Top 10 vient d'un film totalement inattendu, un authentique coup de cœur. Taj Mahal, de Nicolas Saada, avec Stacy Martin dans le rôle principal, mérite amplement cette place pour un petit bijou hitchkockien, qui est aussi un drame contemporain consacré au terrorisme. 

    Extrait
    "Beaucoup d’entre nous sont passés à côté de Taj Mahal, sorti il y a un an peu après les attentats du 13 novembre, et qui mérite de figurer parmi les fleurons du suspense français...

    Aucune star pour le deuxième film de Nicolas Saada, auteur du remarqué Espion(s), aucun grand moyen et un film tourné ni en France ni aux États-Unis mais en Inde, une intrigue sèche comme un coup de trique et un sujet d’actualité – le terrorisme – traité avec minimalisme."
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     9  Aurélie Dubois unmakes sex

    Aurélie Dubois est une artiste à suivre absolument. "L'artiste de garde" exposait en avril au salon "Salo IV" et y présentait en avril son oeuvre-phare, Mes tresses s'amusent. Ce dessin représente la quintessence d'une artiste qui a fait du sexe et du fantasme son terrain de recherche.

    Extrait
    "Qui es-tu pour ne pas te reconnaître ?" annonce le site Internet d’Aurélie Dubois. La citation de Daniel Androvski, psychanalyste et écrivain, annonce la couleur : les œuvres qui sont proposées par l’artiste risquent d’en dérouter plus d’un et nous tendre un miroir dérangeant sur le corps, le désir, le fantasme et le sexe. Une démarche revendiquée par Aurélie Dubois, "artiste de garde", qui affirme ceci : "Je considère que je ne fais que traduire la météo des pulsions."
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     8  Une fleur pour l'Orage nu

    Le focus sur Fleur Offwood, une musicienne douée - très douée, même – n'est pas passé inaperçu. Cet article fait sait aussi écho à un concours de NoMadMusic dans le cadre de Normandie Impressionniste dont il sera question plus loin. Fleur Offwood est une découverte de ce label et gageons que l'artiste a une longue arrière devant elle.

    Extrait
    "En janvier dernier, le prix du jury a été décerné à Fleur O., alias Fleur Offwood (Fleur Dupleich pour l'état civil), pour une création originale de 2:17, L’Orage nu.
    La jeune musicienne a fait le choix d’une composition audacieuse, offrant une pièce de musique de chambre contemporaine que le Kronos Quartet n’aurait pas renié : les leitmotivs entêtants, inquiétants et teintés de naturalisme (l’auditeur peut être transporté à la campagne en été, un jour d’orage) semblent faire le pont entre le sérialisme viennois du début du XXe siècle (Schoenberg, Berg et Webern) et le courant répétitif américain, une influence que la musicienne revendique en faisant référence au compositeur contemporain Steve Reich.

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     7  Mes hommes 

    Nathalie Cougny a été une des belles découvertes de cette année 2016. Cela a commencé par son exposition "En Corps !" au Julia le 23 janvier, à l'occasion de la sortie de son roman Amour et Confusions... Cette artiste engagée et touchante méritait bien plusieurs articles sur Bla Bla Blog.

    Extrait
    "Amour et Confusions... : le titre du dernier livre de Nathalie Cougny pourrait faire passer son dernier livre pour un roman sentimental convenu. Ceux qui suivent l'auteure de cette autofiction savent que cela serait très mal la connaître.
    C'est hors des sentiers battus que Nathalie Cougny, peintre, écrivain et femme engagée, entraîne le lecteur – qui est tutoyé, tel un ami et confident – dans une série d'aventures amoureuses. La narratrice, Aurore, nous parle de sa soif d'émancipation amoureuse, de sa recherche de l'amour et de ses hommes.
    Le roman commence par une fuite et une émancipation : un soir, une femme quitte son mari pour rejoindre son amant. Aurore tire ainsi un trait sur son passé, sans pour autant entamer une nouvelle histoire "sérieuse" car cette relation restera éphémère. Elle le sait. Après cet homme, elle en rencontrera d'autres, tous différents, tous marqués par des souffrances parfois indicibles, tous aimants aussi, à leur manière. Faut-il choisir entre eux ?
    "
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     6  Bouées, sardines et jolies poupées

    Le hasard peut offrir des découvertes inespérées. Prenez Patricia LM : c’est dans le cadre d’un séjour estival que le bloggeur est tombé sur sa discrète galerie à Concarneau. Retenez l’adresse : elle se situe au coin de la rue Laënnec et de la rue Dumont D'Urville, à quelques centaines de mètres de la corniche. Un air marin pour une artiste qui faits se rencontrer le folklore breton (filets de pêche, boîtes de sardines, bouées), la photographie et le pop-art. Patricia LM est à découvrir absolument si vos pas vous amènent dans le Finistère sud.

    Extrait 
    "Patricia LM retravaille de la même manière ses modèles féminins. L'artiste a pris le parti de les photographier en gros plan, s’intéressant aux jambes, aux pieds ou aux bustes. Les corps et les vêtements (dont une série sur les jeans) sont mis en valeur avec d’autant plus de respect que les clichés sont là aussi retravaillées et rehaussés de couleurs chaleureuses. Le bleu pastel, le gris velouté et le rose délicat se répondent, au service de photographies qui nous parlent d’intimité, de pudeur, de séduction ou de rendez-vous amoureux secrets dans des lieux interlopes."
    L’atelier de Patricia LM propose, outre les dessins au format à l’italienne de pin-up, d’autres créations étonnantes et qui ne sont pas à manquer."
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     5  Annulation du Carmen de la Fabrique Opéra de Toulouse

    L’invité surprise de ce Top 10 est un article sur un événement – qui n’a pas eu lieu ! La Fabrique Opéra de Toulouse préparait pour le mois de mai dernier un Carmen, un projet de spectacle dont Bla Bla Blog s’était fait l’écho quelques mois plus tôt. L’annulation n’a pas été sans controverse, les organisateurs toulousains s'estimant lâchés financièrement par l'association nationale qui, de son côté, se défend et plaide le non-respect de leur partenariat. Il n’est que dommageable que dans l’histoire ce soit les bénévoles (en majorité des lycéens) qui aient été les victimes de ce couac. Une cinquième place, donc, que nous aurions préféré ne pas voir ici.

    Extrait 
    "Les 3, 4, 8 et 9 mai 2016 le Zénith de Toulouse devait accueillir pour la première fois Carmen par La Fabrique Opéra Toulouse.
    M
    alheureusement, les organisateurs toulousains sont dans l’obligation d’annuler pour des raisons économiques le spectacle à la suite de la décision de La Fabrique Opéra nationale de rompre unilatéralement la convention qui les unissait depuis 2015."
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     4  Mell, on "Danse" ou on déprime ?

    Mell est une musicienne, et une musicienne vachement douée. La Lorraine a posé ses valises au Canada et poursuit une carrière qui a séduit Bla Bla Blog comme ses lecteurs. Son sixième album est sorti en fin d’année. C’est l’occasion de découvrir une artiste pleine de promesse aux influences pop, rock et électro tous azimuts.

    Extrait
    "Mell puise aussi avec énergie dans les années 80 pour des chansons punk-rock coup de poing et enlevées. Hey, Mort de rire et Danse c’est The Clash ressuscité et dopé à l’électro par une musicienne qui n’a pas froid aux yeux. Mell carbure à la new wave dans Au cinéma, transportant l’auditeur dans une salle obscure pour une idylle sucrée et éphémère : "Emmène-moi au cinéma / Que je puisse te toucher dans le noir / Comme si c’était la première fois / Je tremblerai / Tu souriras" : injection de nostalgie garantie.
    Le titre de l’album parle de déprime. Disons, pour être juste, que c’est vers la mélancolie et la nostalgie que penche la majorité des titres. C’est She said, ballade électro, Mon enterrement, une mélodie folk à l’ironie mordante, ou encore Tes yeux verts, titre folk lumineux et minimaliste : "Dans tes yeux clairs / J’ai vu la mer / Dans tes yeux verts / J’ai vu l’enfer… / Non je n’ai pas peur des tempêtes."
    Où te caches-tu ? penche du côté de Nick Drake : "Où te caches-tu mon amour / Dans quel pays / Dans quel faubourg". Cette ballade folk, sur le thème de l’amour et de l’identité, est savamment mise en relief par petites touches, sans dénaturer une mélodie simple, une voix délicatement posée et une guitare sèche lofi."
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     3  Normandie Impressionniste

    D’avril à août 2016, Bla Bla Blog a consacré un dossier de 11 articles sur le Festival Normandie Impressionniste qui se déroulait du 16 avril au 26 septembre. Il était impossible de parler des 800 manifestations proposées. Le focus a été fait sur les événements les plus marquants : l’exposition "Scènes de la vie impressionniste" au Musée des Beaux-Arts de Rouen, les rétrospectives sur Eugène Boudin (MuMa, Le Havre), celle du peintre John Batho (Musée de Normandie - Château de Caen) et la découverte en France du Norvégien Fritz Thaulow. Bla Bla Blog s’est également intéressé à des initiatives plus particulières : Bill Viola à Yvetot, le partenariat de la SNCF et de Normandie Impressionniste, le concours de NoMadMusic au sujet de la Sonate de Vinteuil de Marcel Proust, la vidéo Éclipse de Thibault Jehanne et un focus sur Rineke Dijkstra,une des artistes invitées par la Frac Haute-Normandie pour l’exposition "Portrait de l'artiste en Alter" à Sotteville-lès-Rouen.

    Extrait
    "La 3e édition de Normandie impressionniste revient à partir de ce week-end, et jusqu’à la fin 2016. Comme en 2011 et 2013, la Normandie rend hommage et célèbre l’impressionnisme à travers 800 manifestations réparties sur autant de sites. Signalons que pour la première fois, l’essaimage territorial de Normandie Impressionniste se calque sur la nouvelle grande région Normandie.
    Le thème choisi par le festival est celui du portrait qui est décliné autour d’expositions, de spectacles vivants, de créations contemporaines, de danses, de concerts, de pièces de théâtre, d’opéras, de colloques ou de guinguettes.

    L’impressionnisme a été un mouvement pictural révolutionnaire, admiré autant que décrié au XIXe siècle, et dont les apports dans le monde de l’art ont été incommensurables. Erick Orsenna, président du Conseil Scientifique du festival Normandie Impressionniste, rappelle que les peintres impressionnistes ont eu à cœur le goût de l’innovation (le travail sur les couleurs, sur lumière, sur le travail en plein-air plutôt qu’en atelier…), au cours d’une période foisonnante et tournée vers les révolutions (politiques, sociales, culturelles, artistiques ou industrielles. "Ils ont révolutionné la peinture et ouvert la voie à toutes les audaces. Quel encouragement pour les artistes d’aujourd’hui, pour tous les artistes !" dit Erik Orsenna."
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     2  Alex Varenne et le premier salon de la littérature érotique 

    La deuxième place de ce podium revient à un double événement : l'exposition Alex Varenne à la galerie Art en Transe Gallery et le premier salon de la littérature érotique qui s'y tenait à cette occasion (le 23 novembre 2016). Bla Bla Blog était partenaire de ces deux manifestations. Présenter la peinture d'Alex Varenne (et ses Strip Art) a été aussi l'occasion de parler de son œuvre de dessinateur et de son apport à la BD érotique. Le salon ad hoc était à la fois une parenthèse naturelle à l'exposition Strip Art et un coup de projecteur porté à une littérature audacieuse, dans tous les sens du terme.

    Extrait
    "Dans le cadre de l’exposition "Strip Art" consacrée à la peinture d’Alex Varenne, avait lieu à la galerie Art en Transe Gallery, ce samedi 26 novembre, le premier salon de la littérature érotique. Bla Bla Blog était d'ailleurs partenaire de cet événement.
    C’est dans ce lieu cosy que Flore Cherry, créatrice et animatrice des Écrits Polissons, avait invité la fine fleur de ce genre littéraire, souvent considéré avec dédain, pour ne pas dire pudibonderie. Or, ce samedi, le public se serrait en nombre dans la galerie Art en Transe Gallery, entouré des toiles d’Alex Varenne. Ah, si ses modèles avaient pu parler ! Et bien, s’ils avaient pu parler, ils auraient pu dire bien des choses en somme."
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     1  Alka

    Ce n'est pas un mais plusieurs articles qui méritent la première place de ce top 10 en 2016. La comédienne, mannequin et chanteuse Alka Balbir fait feu de tout bois depuis trois ans. Sur Bla Bla Blog, nous aimons Alka, une des premières chanteuses chroniquées sur ce site pour son disque La première Fois, écrit par Benjamin Biolay. 2016 a vu Alka Balbir sur grand écran (Gaz de France, avec Philippe Katerine dans le rôle principal) avant que l'artiste ne se lance dans plusieurs concerts, annonciateurs, n'en doutons pas, de futures réalisations musicales. Comptez sur Bla Bla Blog pour vous en parler.

    Extrait
    "Alka Balbir a figuré parmi les premiers artistes que j'ai chroniqués sur ce blog en raison de son premier disque, La Première Fois produit par Benjamin Biolay ("Suprême Alka"). Il me paraissait logique de produire un nouveau billet pour signaler sa présence dans la comédie Gaz de France, réalisée par Benoît Forgeard.
    Philippe Katerine est en première ligne dans le rôle d'un Président de la République impopulaire (Tiens, ça vous rappelle quelque chose?) et tentant de remonter dans les sondages grâce à quelques conseillers aussi interlopes. Alka Balbir fait partie de ce casting.
    Gaz de France est présentée comme une fable absurde et intelligente : "Avec une étonnante économie de moyens, un décor minimaliste et une poignée d'acteurs talentueux (...), le cinéaste nous enferme dans un étrange huis clos. En ligne de mire, la politique vidée de son sens et la mainmise de la communication... Dans ce décorticage très caustique du théâtre politicien et de ses coulisses, il donne à voir la peur de la guerre et du chaos, le chacun pour soi" nous apprend Télérama."
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    Le bloggeur mentionnera enfin deux publications déjà anciennes, mais qui continuent à être consultés régulièrement : le dossier "Montargis la Chinoise", consacré à la naissance à Montargis de la Chine communiste au début du XXe siècle et "Lectures au bout de la nuit" sur l'émission maintenant culte Voyages au bout de la Nuit.

  • Rogue One : contrat rempli, mais sans la magie

    Pourquoi le bloggueur est-il sorti frustré par le dernier Star Wars, Rogue One ? Encore que parler d’opus "Star Wars" pour ce prequel se déroulant peu de temps avant l’épisode IV (Un Nouvel Espoir, de fait le premier tourné en 1977) s’avère un contresens. Certes, le cahier des charges est rempli par Walt Disney pour contenter les fans de la saga : créatures extraterrestres, robots en pagaille, batailles spatiales, lutte contre le bien et le mal et – the last but not the least – le retour de figures bien connues, Dark Vador en tête (voir aussi cet article sur l'acteur Peter Cushing). Pour autant, d’où vient ce sentiment d'inaccomplissement et de frustration ?

    Sans doute pas de l’histoire. Les scénaristes ont ingénieusement développé une intrigue autour du fameux plan volé par la princesse Leia Organa au début de l’épisode IV, ce qui permet de faire la soudure avec le reste du cycle. L’impétueuse héroïne Jyn Erso (Felicity Jones) part à la recherche de son père, Galen Erso (Mads Mikkelsen, toujours aussi bon), ingénieur en chef chargé de construire l’Étoile de la Mort, diabolique arme destructrice de planètes. La jeune femme se trouve enrôlée dans les rangs d’un groupe de rebelles, avec parmi eux Cassian Andor, Baze Malbus, Chirrut Imwe et K-2SO, un robot plus vrai que nature et sans doute l’une des plus belles inventions de ce Star Wars. Tout ce petit monde part à la quête du plan de l'arme monstrueuse.

    Moins manichéen que les autres épisodes (si l’on excepte La Revanche des Siths), Rogue One respecte l’esprit de George Lucas en ce qu’il fait la part belle aux luttes cornéliennes, aux tensions familiales et aux chemins escarpés que doit suivre la Force dans un monde soumis à l’Empire.

    Les spectateurs apprécieront sur grand écran ce qui a toujours fait la magie de cette saga légendaire : les effets spéciaux (et aujourd’hui numériques), les vaisseaux spatiaux tous plus impressionnants que les autres, les combats et, plus spécialement pour ce spin-off, des paysages à couper le souffle. Jyn et ses acolytes vont de planète en planète : des landes vertes et humides de Lah'mu aux paysages désertiques de Jedha, en passant par la la base scientifique sombre et humide d’Eadu et la tropicale et faussement paradisiaque planète Scarif. C’est dans ce dernier monde que se déroulera la grande bataille pour la recherche du fameux plan et dont la furie guerrière n’est pas sans rappeler Apocalypse Now ou Full Metal Jacket. La longue et passionnante séquence autour et dans la tour d’archivage impériale identifierait pour certains Rogue One à un film de guerre. Ce serait cependant aller bien vite en besogne pour un long-métrage Disney à prendre tel qu’il est : un divertissement familial, certes plus sombre que les autres opus.

    Factuellement, Rogue One reste réussi. Mais ce spin-off se démarque trop des autres épisodes : pas d’introduction classique au large bandeau jaune défilant, une musique originale décevante et singeant les majestueux accords de John Williams (les auteurs n’ont heureusement pas été jusqu’à supprimer le traditionnel générique de fin) ou l’absence de combats au sombre laser – les puristes n’apprécieront pas. Plus important sans doute, ce qui faisait le charme des deux premiers cycles - héros mythiques, scènes quasi mythologiques telle la transformation faustienne d'Anakin Skywalker en Dark Vador et références quasi mystiques à cette religion qu'est la Force - est absent de ce prequel malgré toute la bonne volonté des créateurs et des acteurs.

    Il reste que les scénaristes et le réalisateur ont mis en place une ingénieuse séquence finale s’accordant à la perfection avec l’épisode IV de Star Wars. Rien que pour ce dernier coup d’éclat, Rogue One est à voir. Mais ne vous leurrez pas : au contraire du Réveil de la Force, sorti l'an dernier, la magie risque cette fois de ne pas être au rendez-vous.

    Star Wars : Rogue One, film américain de Gareth Edwards,
    avec Felicity Jones, Diego Luna, Ben Mendelsohn,
    Forest Whitaker et Mads Mikkelsen, 2016, 133 mn
    "Le réveil d'une épopée"

  • Les plus beaux yeux du cinéma se sont fermés aujourd'hui

     

    Michèle Morgan (1920-2016)

  • Lorsque le cinéma se transforme en scène de ballet

    A l'occasion de la sortie en salles du film Ballerina le mercredi 14 décembre, la chaîne YouTube de danse DOT MOVE s’associe à Gaumont pour une vidéo happening au Gaumont Opéra à Paris. Des danseurs sont venus faire une surprise aux spectateurs du cinéma : lorsque le cinéma se transforme en ballet d'Opéra, ça peut donner ça.

  • Dans l’enfer du Taj Mahal

    Beaucoup d’entre nous sont passés à côté de Taj Mahal, sorti il y a un an peu après les attentats du 13 novembre, et qui mérite de figurer parmi les fleurons du suspense français. Nous avons droit à une séance de rattrapage en ce moment puisque Canal+ diffuse sur son bouquet de chaînes ce petit bijou.

    Aucune star pour le deuxième film de Nicolas Saada, auteur du remarqué Espion(s), aucun grand moyen et un film tourné ni en France ni aux États-Unis mais en Inde, une intrigue sèche comme un coup de trique et un sujet d’actualité – le terrorisme – traité avec minimalisme.

    Nous sommes en 2008. Louise (Stacy Martin), 18 ans, se trouve déracinée pour deux ans à Bombay avec sa mère et son père parti travailler en Inde. La famille est logée dans le froid et luxueux hôtel Taj Mahal. Un soir que Louise se trouve seule dans la suite familiale, une attaque terroriste a lieu dans l’établissement. La jeune fille n’a pour tout contact avec ses parents qu’un téléphone. Elle va devoir s’en sortir seule.

    Les films sur la survie sont pléthores (voir aussi cet article, "Flukt, alors !") mais on aurait tort de limiter Taj Mahal à l’histoire d’une adolescente terrorisée tentant d’échapper à l’enfer promis.

    Nicolas Saada se fait maître dans l’art d’instiller l’angoisse par petites touches. Dans le huis-clos d’une chambre d’hôtel, la peur surgit grâce à des détails, des bruits, des scènes suggérées, des coups de feu éclatant en échos. Pas d’effets spectaculaires mais tout se joue sur presque rien : le visage de Louise, la recherche d’un chargeur de portable, les progressions dangereuses à l’intérieur de la suite ou les effets d’ombres et de lumières.

    L’hyperréalisme est là, dans l’interprétation sans esbroufe, presque documentaire. Nicolas Saada prend à contre-pied le public habitué au sensationnel dans les films sur le terrorisme. Il y a par exemple cette scène où la mère – d’origine américaine – tente avec pathos de réconforter sa fille en lui chantant au téléphone une berceuse. Louise s’en étonne : "Maman, qu’est-ce que tu fais ? – J’essaye de te calmer. – Ça ne me calme pas du tout !"

    Taj Mahal fait monter la pression avec un réalisme acéré. Réaliste, Nicolas Saada l’est aussi lorsqu’il montre, dans la première partie du film, des rues de Bombay. Déracinée, la famille occidentale découvre un pays à la fois fascinant et inquiétant. Les habitants locaux adressent des regards accusateurs aux trois expatriés. Le spectateur devient témoin du malaise, annonciateur du drame qui va se jouer quelques minutes plus tard.

    Alors que la partie s’est jouée, Nicolas Saada ose une ultime scène, cette fois à Paris. Avec une clairvoyance rarement vue dans un film sur le terrorisme, le réalisateur affronte le problème de l’indicible et des survivants devant affronter leurs démons. Un ultime coup de maître, génial et poignant.

    Taj Mahal, de Nicolas Saada, avec Stacy Martin,
    Gina McKee et Louis-Do de Lencquesaing, France, 2015, 143 mn

     

  • Polina, de la danse au grand écran

    Bla Bla Blog s’était fait l’écho de la bande dessinée de Bastien Vivès, Polina ("Petite danseuse deviendra grande"). Cet auteur a fait l’objet de plusieurs chroniques et il semble bien qu’il soit passé dans une autre dimension cette semaine.

    Son album Polina fait en effet l’objet d’une adaptation cinéma déjà très séduisante sur le papier.

    En attendant de découvrir ce film, pourquoi ne pas découvrir ou redécouvrir sur papier le destin de cette danseuse russe follement douée ?

    "Petite danseuse deviendra grande"
    Bastien Vivès, Polina, éd. KSTR, 206 p.
    Blog de Bastien Vivès

  • J’ai été à l’opéra au cinéma (voir et écouter Don Giovanni)

    L’expérience me tentait depuis quelques temps : l’opéra au cinéma. Depuis quelques années, les grandes scènes lyriques du monde diffusent en direct dans les salles de cinéma les opéras qu’elles proposent à leurs abonnés traditionnels. On devine l’intérêt de la démarche : proposer au public qui ne peut pas se déplacer à Bastille, au Bolchoï ou au MET de New York des opéras ou des ballets au prix d’un ticket de cinéma – prévoir cependant un surplus de quelques euros, justifié dans mon exemple par un entracte avec petits fours et champagne.

    Ce week-end, le bloggeur se rendait donc, par procuration, au MET de New York. Le multiplexe de Montargis, l’Alticiné, proposait une diffusion en direct et en HD du Don Giovanni de Mozart, avec Simon Keenlyside dans le rôle titre, accompagné d’Hibla Gerzmava (Donna Anna), Adam Plachetka (Leporello), Malin Byström (Donna Elvira), Kwangchul Youn (Le Commandeur) et Paul Appleby (Don Ottavio), le tout orchestré par Fabio Luisi et mis en scène par Michael Grandage. La soirée était présentée, toujours en direct, par la soprano Joyce DiDonato, en maîtresse de cérémonie pour marquer les 50 ans du MET. Dommage pour les non-anglicistes car cette présentation, tout comme ses interviews à l’entracte, n’étaient pas sous-titrés ou doublés. Il s’agit sans doute du seul bémol de cet opéra filmé en direct.

    La salle confortable était bourrée à craquer de spectateurs mélomanes ou curieux. Il est visible que les retransmissions lyriques ont montré tout leur intérêt et que chaque spectacle lyrique a maintenant ses habitués. Il y a certes, dans les premières minutes, un pincement au cœur de ne pas être parmi le public américain du MET (car rien ne vaut d’entrer dans cette fabuleuse salle du Metropolitan, comme le souligne Joyce DiDonato dans sa présentation). Après la séance d’ouverture, la magie opère par la grâce de la technologie HD qui place le spectateur au centre de la scène pour voir au plus près les visages des chanteurs et ne rien manquer de la mise en scène virevoltante.

    L’un des plus célèbres opéras de Mozart, mais également le plus noir et le plus scandaleux, suit le parcours du libertin Don Giovanni, séducteur sans foi ni loi. Après avoir violenté Donna Anna, il doit rendre des comptes au père de cette dernière, Le Commandeur, qu’il tue lors d’un duel. Il est contraint de s’enfuir en compagnie de son fidèle serviteur et souffre-douleur Leoporello. Dans la suite de son aventure, il croisera une maîtresse éconduite, Donna Elvira, une modeste paysanne, Zerlina, sur le point de se marier avec Masetto, sans oublier Don Ottavio, le prétendant de Donna Anna qui s’est juré de la venger mais aussi et surtout Le Commandeur, revenu d’entre les morts.

    Don Giovanni, personnage et opéra mythique, a été traité de nombreuses reprises, y compris dans des versions les plus modernes (citons la version de Michael Haneke à Bastille, dans laquelle le séducteur prend les traits d’un businessman moderne). Pour le MET, Michael Grandage choisit une mise en scène en costumes et décors d’époque. Simon Keenlyside, particulièrement convaincant, incarne un libertin du XVIIIe siècle naviguant dans un quartier obscur et mal famé. Personnage sombre et cynique, il est catapulté dans un univers qui lui va à merveille jusqu’à sa chute tragique en enfer (impossible de ne pas frissonner dans ce final légendaire!). En serviteur alternant le zèle, la complicité et la mauvaise conscience, Leporello est un magnifique contre-point à son maître. Adam Plachetka joue et chante avec un bonheur manifeste et parvient largement à exister face à Simon Keenlyside. Hibla Gerzmava et Malin Byström dans les rôles respectives d’Anna et Elvira forment un duo féminin solide. Elles sont définitivement convaincantes dans le trio d’Érinyes qu’elles forment avec l’excellent Paul Appleby (Ottavio) à la fin du premier acte. Le bloggeur mettra un point d’honneur à s’enthousiasmer pour le duo Zerlina/Masetto. Serena Malfi (bouleversante dans son aria du premier acte, "Batti, batti, o bel Masetto") et Matthew Rose brillent de tous leurs feux dans ces seconds rôles magnifiques.

    Bilan de cette soirée à l’opéra au cinéma : pari réussi et qui a un goût de "revenez-y". Peut-être pouvons-nous rêver que grâce aux nouvelles technologies le lyrique redevienne enfin ce qu’il a été pendant des siècles : un grand spectacle populaire, pas seulement réservé à quelques vieux mélomanes friqués.

    Wolfgang Amadeus Mozart, Don Giovanni,
    mise en scène de Michael Grandage, direction musicale 
    de Fabio Luisi
    avec Simon Keenlyside (Don Giovanni), Hibla Gerzmava (Donna Anna),
    Adam Plachetka (Leporello), Kwangchul Youn (Le Commandeur),
    Malin Byström (Donna Elvira), Serena Malfi (Zerlina),
    Paul Appleby (Don Ottavio) et Matthew Rose (Masetto)

    http://www.alticine.com
    https://www.metopera.org
    http://www.pathelive.com/don-giovanni

  • Seuls

    Et si toute la population disparaissait ? Seuls, l'adaptation de la bande dessinée phénomène de Fabien Vehlmann et Bruno Gazzotti sortira le 8 février 2017.

    Leïla, 16 ans, se réveille en retard comme tous les matins. Sauf qu'aujourd'hui, il n'y a personne pour la presser. Où sont ses parents? Elle prend son vélo et traverse son quartier, vide. Tout le monde a disparu. Se pensant l'unique survivante d'une catastrophe inexpliquée, elle finit par croiser quatre autres jeunes: Dodji, Yvan, Camille et Terry. Ensemble, ils vont tenter de comprendre ce qui est arrivé, apprendre à survivre dans leur monde devenu hostile…

    Mais sont-ils vraiment seuls ?

    Seuls, de David Moreau, avec Sofia Lesaffre et Stéphane Bak
    au cinéma, le 8 Février 2017
    http://www.seuls-labd.com/index.php